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Permis de travail au Canada en 2026 : ouvert, fermé, EIMT et qui peut l’obtenir
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Permis de travail au Canada en 2026 : ouvert, fermé, EIMT et qui peut l’obtenir

Relecture éditoriale : octobre 2026. Les règles d’immigration changent souvent. Vérifiez toujours les sources officielles avant de décider.

Le permis de travail est le sujet le plus confus de l’immigration canadienne — en partie parce que « permis de travail » n’est pas une seule chose. Il existe deux grands types, plusieurs exemptions et des règles différentes selon la province. Et il y a une énorme différence entre obtenir un permis temporaire et obtenir la résidence permanente.

Ce guide organise l’essentiel : les types de permis, le rôle de l’EIMT, les exemptions qui comptent le plus et ce qui change en 2026.

Les deux types de permis

IRCC divise les permis en deux familles :

1. Fermé (lié à l’employeur). Lié à un employeur, souvent à un poste et à un lieu. Exige une offre d’emploi. Pour changer d’employeur, il faut normalement un nouveau permis. C’est le type le plus courant.

2. Ouvert. Sans offre d’emploi, il permet de travailler pour presque n’importe quel employeur. Mais on ne le demande pas librement : il faut entrer dans une catégorie précise — post-diplôme (PTPD), certains conjoints, Expérience internationale Canada (EIC), entre autres.

La page officielle Work in Canada liste les deux types et les instructions particulières. À consulter en premier, car la catégorie définit tout le processus.

L’EIMT : ce que c’est et qui paie

L’EIMT (évaluation de l’impact sur le marché du travail) est une évaluation fédérale que l’employeur demande pour démontrer que le poste n’a pas pu être pourvu par un travailleur canadien. C’est l’employeur qui pilote et qui paie, pas le candidat.

Avec une EIMT positive, le travailleur peut demander un permis fermé. Sans EIMT, il n’y a de voie que si le cas est exempté — et les exemptions sont nombreuses :

  • accords internationaux (comme l’ACEUM, pour certaines nationalités) ;
  • mobilité francophone, pour des emplois hors Québec et des candidats francophones ;
  • transfert intra-entreprise ;
  • PTPD et permis post-diplôme ;
  • situations d’intérêt canadien.

Deux changements de 2026 comptent ici. D’abord, à compter du 3 novembre 2026, Entrée express n’exigera plus d’EIMT pour qu’une offre compte des points ou l’admissibilité — mais c’est une règle d’Entrée express, pas du permis de travail. Pour travailler, l’EIMT (ou l’exemption) reste la voie normale. Ensuite, à Montréal et Laval, la suspension de certaines EIMT est prolongée jusqu’au 31 décembre 2026, ce qui touche les embauches dans ces deux régions.

Québec : le CAQ avant le permis fédéral

Si l’emploi est au Québec, le processus a une étape de plus. L’employeur doit obtenir le CAQ dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET), et ensuite seulement le travailleur demande le permis fédéral.

Et il y a une exigence nouvelle qui rattrape les personnes déjà dans la province : depuis le 17 décembre 2025, toute personne qui demande un CAQ après trois ans de travail au Québec doit démontrer un français oral de niveau 4. La vérification commence le 17 décembre 2028, avec une transition de trois ans. Sont exemptés : les travailleurs agricoles, les employés de bureaux d’États étrangers et d’ONG internationales reconnues.

Le détail est sur la page Renouveler ses autorisations pour travailler temporairement au Québec.

Mobilité francophone : l’exemption oubliée

Pour les emplois hors Québec, il existe la mobilité francophone : une exemption d’EIMT pour les employeurs qui embauchent des personnes francophones. C’est l’une des voies les plus sous-utilisées — et l’une de celles qui ont le plus changé ces dernières années, avec des ajustements sur le niveau de langue et les professions admissibles.

Les règles précises relèvent du Programme de mobilité internationale. Comme elles changent souvent, vérifiez la version en vigueur avant de compter sur cette exemption.

PTPD : le pont entre études et travail

Pour ceux qui ont étudié au Canada, le PTPD est le permis ouvert qui permet de travailler après le diplôme. Il a ses propres règles : programme d’au moins 8 mois (900 heures au Québec), demande sous 180 jours et, pour les permis d’études demandés à partir de novembre 2024, domaine d’études admissible. Il y a aussi une exigence de langue : CLB/NCLC 7 pour les diplômés universitaires et 5 pour le collège.

Le PTPD est le pont le plus courant entre études et résidence permanente — et le sujet de l’article Vivre au Canada en 2026.

À lire aussi : “PTPG arrivant à expiration : le plan B pour rester légal au Canada en 2026”

Conjoints et personnes à charge

Les conjoints de titulaires de permis de travail peuvent, dans certains cas, recevoir un permis ouvert. Mais les règles ont été resserrées : elles dépendent du type de permis, du FEER et, souvent, du salaire ou de la profession du titulaire. Ce n’est pas automatique.

IRCC maintient une page sur les permis pour les membres de la famille des travailleurs étrangers. À lire avant de planifier l’arrivée de la famille.

À lire aussi : “20 questions les plus fréquentes sur le travail au Canada”

Erreurs qui coûtent cher

  • Travailler sans permis. Tout bénévolat n’est pas permis, et le télétravail pour un employeur étranger a ses propres règles.
  • Changer d’employeur sans nouveau permis. Le permis fermé a des conditions ; les violer peut mener à l’expulsion et à une interdiction.
  • Laisser le permis expirer. Si vous demandez la prolongation avant l’échéance, vous conservez en principe le statut (statut maintenu) et pouvez continuer à travailler aux mêmes conditions.
  • Croire que le permis mène à la résidence. Pas par lui-même : il faut se qualifier dans un programme (CEC, PNP, PSTQ).
  • Payer des « frais d’EIMT » à l’employeur. C’est l’employeur qui paie ; facturer le travailleur est irrégulier.

Que faire si vous voulez travailler au Canada

  1. Vérifiez si vous avez droit à un permis ouvert. PTPD, EIC, conjoint, etc. Cela change tout.
  2. Sinon, cherchez un employeur prêt à faire une EIMT — ou une exemption (mobilité francophone, accords).
  3. Au Québec, ajoutez le CAQ et planifiez le français dès maintenant.
  4. Traitez le travail comme une étape, pas comme un but. Le permis temporaire est le début de l’expérience qui appuiera la résidence.

Outils pour planifier

À lire aussi : “Vivre au Canada en 2026 : les vraies voies” — la carte complète des chemins.

À lire aussi : “Entrée express en 2026 : SCG et catégories” — comment l’expérience canadienne entre dans la note.

Série immigration 2026

Questions fréquentes

Quelle différence entre permis ouvert et fermé ?

Le fermé est lié à un employeur et exige une offre ; changer d’emploi demande un nouveau permis. L’ouvert n’exige pas d’offre, mais seules certaines catégories y donnent droit.

Qu’est-ce que l’EIMT ?

L’évaluation que l’employeur demande pour prouver qu’il n’a pas trouvé de Canadien pour le poste. C’est lui qui paie et pilote. Sans EIMT, le permis fermé n’existe que si le cas est exempté.

Faut-il un CAQ pour travailler au Québec ?

Dans la plupart des cas avec EIMT, oui. Quand l’emploi au Québec repose sur une EIMT (Programme des travailleurs étrangers temporaires), la démarche exige l’autorisation provinciale (CAQ) en plus du permis fédéral. Les permis ouverts et bon nombre de dispenses d’EIMT (comme le PTPD et EIC) n’exigent pas de CAQ. Vérifiez votre situation sur le site du MIFI.

Peut-on changer d’emploi avec un permis fermé ?

En général pas sans nouveau permis. Travailler hors conditions est une violation et peut mener à l’expulsion.

Le travail temporaire compte-t-il pour la résidence ?

Il compte pour la CEC (après 1 an qualifié), pour Entrée express et pour le PSTQ. Mais il ne donne pas la résidence à lui seul.

Ce contenu est informatif et ne remplace pas une évaluation individuelle. Pour votre situation, consultez un consultant réglementé par le CICC ou un avocat en immigration.

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Marco Vasconcelos
À propos de l'auteur

Marco Vasconcelos

Brésilien, webmestre et spécialiste du commerce électronique vivant à Montréal depuis 2018. Créateur de Você no Quebec, il partage des conseils pratiques, des astuces de logement et des expériences réelles dans la province pour faciliter l'intégration des nouveaux immigrants.

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