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10 villes du Québec parmi les moins chères où vivre au Canada
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10 villes du Québec parmi les moins chères où vivre au Canada

En bref (Résumé 2026-2027) : S'établir en dehors de la région métropolitaine de Montréal permet de réduire les dépenses de logement de 35 % à 50 %. Les pôles régionaux comme Trois-Rivières, Saguenay, Sherbrooke et Drummondville affichent des loyers moyens de 4 ½ entre 1 050 $ et 1 350 $ CA/mois, avec le salaire minimum provincial à 16,60 $/h. La maîtrise d'un français solide demeure toutefois indispensable pour le marché de l'emploi régional.

Coût de la vie Canada et villes

J’ai déjà beaucoup écrit sur les villes du Québec sur d’autres blogs et j’ai même enregistré une vidéo donnant les mauvaises nouvelles sur les prix du marché immobilier en 2023. Mais voilà, c’est des hauts et des bas, chaque année une entreprise semble faire un gros travail sur le sujet, donc dans le post d’aujourd’hui, l’accent est mis sur l’entreprise Point2, spécialisé dans le marché immobilier aux USA et au Canada.

Selon Point2, qui a mené une enquête approfondie croisant les données de Statistique Canada de 2021 et sa base de données, 79 % de tous les ménages canadiens consacrent moins de 30 % de leur revenu aux coûts liés au logement.

Pour clarifier davantage ce qui précède, prenez comme référence pour les frais liés au logement les dépenses suivantes : le versement hypothécaire, le cas échéant, aux propriétaires, les taxes foncières et les frais de copropriété, ainsi que les frais d’électricité, de chauffage, d’eau et autres services municipaux, tandis que les frais de logement du locataire incluent, le cas échéant, le loyer et les frais d’électricité, de chauffage, d’eau (à l’exception du Québec) et des autres services municipaux.

Dans quelle mesure est-ce vrai pour les locataires du Québec ?

Avant de penser que ce pourcentage de 30 % est trop élevé, voici un avertissement pour toute personne arrivant au Canada maintenant. Au cours des dix dernières années seulement, la valeur des propriétés a augmenté en moyenne de 48 %, tandis que le salaire moyen au Canada n’a augmenté que de 5,5 %.

Soulignant qu’une grande partie de la surévaluation des propriétés s’est produite pendant et après la pandémie de COVID-19, en raison du manque d’intrants et de l’incapacité de réaliser des projets pendant au moins 2 ans, selon les données révélées par les associations liées au marché immobilier canadien en 2022.

Bref, qui sont ces petits bonhommes qui ont un coût moyen de logement équivalent à 30 % de leurs revenus familiaux ? Ce n’est certainement pas nous, les nouveaux venus d’il y a 3 ou 4 ans. Ces personnes répertoriées dans l’étude vivent au Canada depuis plus de 10 ans, période pendant laquelle il était possible d’acheter une maison avec un revenu familial annuel de 50 000 $ CAD.

Depuis trois ans, ces mêmes 50 000 n’ont pas acheté d’appartement avec une seule chambre. En conséquence de ce scénario, la location est également devenue plus chère, surtout pour ceux qui arrivent.

Pour mieux illustrer ce que je viens de dire, je prendrai comme exemple une récente conversation que j’ai eue avec mon patron où je me plaignais du prix de l’immobilier au Québec et de la difficulté d’acheter en raison de la pression du marché et des taux d’intérêt élevés.

À son tour, il a déclaré que, grâce à Dieu, il payait un peu plus de 300 $ CA pour l’hypothèque de sa maison. Bien sûr, il faisait référence à un ancien contrat pour une propriété typique de 3 chambres dans un quartier bourgeois du Grand Montréal.

Quelque chose qui ne coûte aujourd’hui pas moins de 3 000 $ CAD. Même pour quelqu’un qui gagne le salaire minimum au Québec, ce qui n’est certainement pas son cas, il est possible d’acheter une maison avec ce montant hypothécaire.

Donc, dans un scénario beaucoup plus réaliste, je dirais que les coûts de logement (maison ou appartement de 3 chambres) pour ceux qui louent dans des villes comme Montréal devraient varier entre 40 et 50 % en considérant qu’ils ont un revenu brut d’au moins 80 000 $ CAD/an.

Juste pour référence, le salaire moyen à Montréal est d’environ 48 000 $/an, alors ne vous attendez pas à avoir de grands espaces pour vivre si vous choisissez cette ville pour commencer votre histoire au Canada, à moins que vous ne commenciez déjà votre vie ici avec un bon salaire.

Top 15 des villes les moins chères où vivre au Canada

Message donné sur la réalité par rapport aux attentes, passons aux chiffres qui comptent. Dans la liste suivante, vous verrez que l’enquête prend en compte à la fois les propriétaires (colonne de droite) et les locataires (colonne de gauche).

Top 15 des villes les moins chères où vivre au Canada

Top 15 des villes canadiennes où les coûts de logement sont faibles - Source : Site Point2

Trois-Rivières arrive en tête de liste de Point2 avec un coût mensuel moyen de 676 $ en 2021. Saguenay (689 $), Sherbrooke (760 $), Lévis (892 $), Ville de Québec (904 $), Longueuil (907 $), Gatineau (968 $) et Montréal (969 $).

La référence immobilière utilisée ici peut varier d’une ville à l’autre, mais en général, elle est basée sur un petit appartement de deux chambres. Les dépenses telles que l’électricité, l’eau et le chauffage ne sont pas non plus incluses, comme mentionné au début du texte. Une mise en garde honnête sur les chiffres ci-dessus : ils proviennent d’une enquête Point2 croisant les données de Statistique Canada de 2021, et les valeurs absolues ont vieilli — le coût du logement au Québec a beaucoup augmenté depuis. Ce qui toujours, c’est la hiérarchie : Trois-Rivières, Saguenay et Sherbrooke demeurent parmi les villes les plus accessibles de la province, et l’écart par rapport à Montréal et à la région de Québec demeure grand. Pour les valeurs actuelles, faites référence au Rapport sur le marché locatif SCHL/SCHL et rappelez-vous que le salaire minimum provincial est de 16,60 $/heure depuis mai 2026.

Lire aussi : “Combien ça coûte de vivre au Canada en 2026 ?”

Même en 2021, ces valeurs ne représenteraient pas la réalité.

Top 15 des villes les plus chères où vivre au Canada

Pour ceux qui seraient curieux du contraire, voici la liste des villes les plus chères. Si votre poche est prête à faire face à cette réalité, les voici.

Top 15 des villes les plus chères où vivre au Canada

Top 15 des villes canadiennes où les coûts de logement sont élevés - Source : Site Point2

Étonnamment, la ville de Vancouver, connue comme la méchante des coûts de logement élevés au Canada et plusieurs fois classée comme l’une des villes les plus chères à vivre au monde, ne figure pas en tête de liste.

Coïncidence ou pas, nous avons eu la chance de connaître Oakville en personne, car nous avons des amis brésiliens qui y vivent et qui ont immigré en même temps que nous. C’est une ville de banlieue très bien structurée du Grand Toronto, avec une faible population (environ 234 mille habitants) et je dirais même charmante.

À mon avis, je crois que ce coût élevé du logement est dû à une particularité des écoles publiques de la ville, puisque certaines d’entre elles sont classées parmi les meilleures au Canada.

LIRE AUSSI : “Comment fonctionne le système scolaire au Québec?”

Aperçu comparatif des loyers moyens au Québec (estimations 2026/2027)

Voici un portrait réaliste du marché pour un logement de 2 chambres (4 ½) dans les principales régions :

Ville / RégionLoyer moyen 4 ½ (2026/2027)Niveau de coûtAtout majeur
Trois-Rivières1 050 $ – 1 250 $ CATrès basEmplacement central entre Montréal et Québec, pôle universitaire dynamique.
Saguenay1 000 $ – 1 200 $ CATrès basMarché immobilier le plus accessible, fort pôle industriel et nature grandiose.
Sherbrooke1 150 $ – 1 350 $ CABasCœur des Cantons-de-l’Est, excellence universitaire et services de santé.
Drummondville1 100 $ – 1 300 $ CABasSur l’axe de l’autoroute 20, économie manufacturière robuste et plein emploi.
Ville de Québec (Capitale-Nationale)1 350 $ – 1 600 $ CAModéréSécurité record, qualité de vie remarquable, emplois publics et technologiques.
Gatineau (Outaouais)1 500 $ – 1 750 $ CAModéré-HautVoisine directe d’Ottawa, idéale pour les salariés fédéraux cherchant des loyers québécois.
Montréal (Île)1 850 $ – 2 300 $ CAÉlevéMétropole culturelle et économique, mais marché locatif le plus serré.

Foire aux questions sur les villes abordables du Québec (FAQ)

Quelles sont les villes les moins chères où habiter et louer au Québec en 2026 et 2027 ?

Trois-Rivières, Saguenay, Sherbrooke, Drummondville et Saint-Hyacinthe figurent parmi les villes les plus abordables. Même si les loyers ont progressé, un logement 4 ½ se loue en moyenne entre 1 050 $ et 1 350 $ CA dans ces villes régionales, comparativement à 1 850 $ à 2 300 $ CA sur l’île de Montréal.

Quel est le salaire minimum en vigueur au Québec ?

Le taux général du salaire minimum au Québec est fixé à 16,60 $ CA de l’heure (avec un taux distinct pour les salariés au pourboire), indexé annuellement par le gouvernement provincial chaque 1er mai.

Quel est l’impact de la Loi 31 sur les baux et les locataires au Québec ?

La Loi 31 a réformé les règles devant le Tribunal administratif du logement (TAL), autorisant désormais les propriétaires à refuser une cession de bail pour n’importe quel motif, ce qui résilie le bail au lieu de transférer l’ancien loyer au nouveau locataire.

Peut-on vivre dans les villes régionales du Québec en ne parlant qu’anglais ?

Ce n’est pas recommandé. Des villes comme Trois-Rivières, Saguenay et Sherbrooke sont à plus de 95 % francophones dans leur quotidien. La maîtrise du français est indispensable pour l’emploi et l’intégration sociale.

Quel est le coût de la vie mensuel moyen hors de Montréal ?

Pour une personne seule, le coût de la vie moyen en région se situe entre 1 700 $ et 2 200 $ CA par mois, tandis qu’il oscille entre 3 200 $ et 4 000 $ CA pour une famille de trois personnes (logement, épicerie, énergie et transport inclus).

Considérations finales

La vérité est que les classements ici sont toujours biaisés et ne doivent pas être pris trop au pied de la lettre, car la réalité du coût de la vie au Canada est beaucoup moins représentative que ce qui est vendu. Préparez-vous donc à ne pas avoir peur d’acheter un cochon dans un sac.

Par contre, je ne peux ignorer le fait que le coût de la vie au Québec est le plus bas au Canada comparativement aux autres provinces du pays, mais il y a bien d’autres facteurs qui doivent être considérés dans leur ensemble avant de prendre une décision quant au choix de la ville où vous allez vivre.

Il ne sert à rien de choisir un endroit très éloigné simplement parce que son coût de location est inférieur s’il n’y a pas de perspectives d’emploi dans votre région qui paient un salaire à la hauteur de vos attentes. Après tout, vous ne venez pas au Canada uniquement pour échanger des six contre une demi-douzaine et payer vos factures.

J’espère que ces informations vous ont aidé une fois de plus. Si vous souhaitez plus de conseils comme celui-ci, inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir des mises à jour sur la vie au Québec et vos premiers pas en tant que nouvel arrivant.

Rendez-vous dans le prochain article ! 😉

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Marco Vasconcelos
À propos de l'auteur

Marco Vasconcelos

Brésilien, webmestre et spécialiste du commerce électronique vivant à Montréal depuis 2018. Créateur de Você no Quebec, il partage des conseils pratiques, des astuces de logement et des expériences réelles dans la province pour faciliter l'intégration des nouveaux immigrants.

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