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Comment les banques alimentaires au Québec peuvent aider les nouveaux arrivants
05 janvier 2026
Premiers jours Vie urbaine

Comment les banques alimentaires au Québec peuvent aider les nouveaux arrivants

Qu’est-ce que les banques alimentaires?

De nombreux nouveaux arrivants peuvent faire face à des défis financiers lors de leur adaptation à un nouveau pays, principalement durant leur première année. Cela peut inclure des difficultés à trouver un emploi, à assumer les dépenses de logement (comme la location, le mobilier) et même les coûts des vêtements appropriés pour s’adapter au climat canadien. En ce sens, les banques alimentaires peuvent être une source d’aide essentielle pour de nombreux immigrants.

De plus, les banques alimentaires et les organismes de soutien offrent également des services supplémentaires qui peuvent être utiles aux immigrants. Par exemple, le CACI de Montréal propose une variété de programmes, notamment des services d’aide à l’intégration et à l’employabilité, qui peuvent aider les nouveaux arrivants à se connecter avec des ressources et des opportunités dans leur nouvelle communauté.

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Pour accéder à ces services, les nouveaux arrivants peuvent contacter directement ces organisations ou se renseigner auprès d’organismes locaux de soutien aux immigrants. Ces derniers peuvent aider les nouveaux arrivants à se connecter aux ressources nécessaires, telles que les banques alimentaires et d’autres services.

Briser les tabous

Recommencer à zéro est une réalité dont beaucoup d’immigrants, comme moi, ne se rendent compte qu’après avoir changé de pays et vécu les chocs les plus courants : la culture, la langue et, enfin, le taux de change.

Et un bon exercice para tester vos nerfs de nouveau arrivant est certamente votre première visite au supermarché. Vous remarquerez vite que des articles comme la viande, le lait, le fromage et certains fruits et légumes que vous aviez l’habitude d’acheter à des prix relativement abordables au Brésil, même en période de forte inflation, ne seront pas si faciles à digérer lorsque la facture arrivera en dollars canadiens (qui valent environ quatre fois le réal).

Pour ceux qui ne connaissent pas mon histoire, je vais faire court. Je suis arrivé au Québec en tant qu’étudiant international en 2018, accompagné de mon épouse et de mes deux filles. Comme tout expatrié qui se respecte, j’ai vécu toutes sortes d’expériences imaginables dans les Terres glacées du Nord.

Il va sans dire que cette aventure que nous appelons affectueusement l’immigration a un prix que tout le monde n’est pas prêt à payer. Et en tant que tel, ce n’est pas un projet pour les amateurs. Cela exige une planification financière rigoureuse afin d’être en mesure de faire vivre sa famille avec un minimum de dignité pendant au moins un an. Gardez à l’esprit que ce plan doit toujours inclure le pire des scénarios possibles afin d’éviter certaines frustrations bien connues de la vie d’immigrant.

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Et pourquoi raconté-je cette saga d’immigrant déjà bien connue? C’est simple : il est toujours bon de donner un choc de réalité à ceux qui souhaitent recommencer à zéro, mais qui n’ont pas encore brisé certains tabous dans ce processus, comme celui de recourir à des services destinés aux personnes à faible revenu. Au Brésil, à moins d’être en situation de précarité alimentaire ou de gagner à peine plus que le salário mínimo, il est peu probable que vous soyez admissible à une aide humanitaire ou à des programmes sociaux du gouvernement. Et soyons honnêtes, si vous êtes candidat à l’immigration canadienne, il est fort probable que vous ayez des économies pour arriver ici.

Qui est considéré comme une pessoa à faible revenu au Canada?

Au Canada, la notion de « faible revenu » varie selon plusieurs facteurs, tels que la région de résidence et la taille de la famille. Cependant, le gouvernement du Canada utilise une mesure appelée mesure de faible revenu après impôt (MFR-AI) pour determinar l’admissibilité aux programmes sociaux.

Selon les données les plus récentes (2019), la MFR-AI varie selon la taille de la famille et la région. En moyenne, une famille de quatre personnes dans la province de Québec est considérée comme ayant un faible revenu si le revenu familial annuel après impôts (net) est inférieur à 52 000 CAD. Toutefois, il convient de souligner qu’il ne s’agit que d’une mesure de référence et que le gouvernement prend en compte d’autres facteurs socioéconomiques pour déterminer l’admissibilité aux programmes sociaux.

Vous vous dites peut-être que ce n’est pas si mal d’être considéré comme une personne à faible revenu au Canada. Eh bien, c’est le cas jusqu’à ce que vous réalisiez que la réalité est bien plus complexe, surtout à une époque où le Canada traverse l’une de ses plus importantes récessions des 10 dernières années.

Quand je suis arrivé au Québec en 2018, ce montant était inférieur à 50 000 CAD ; c’était certainement une autre époque. En pratique, un revenu familial net de 52 000 CAD par an équivaut à un peu plus d’un salaire de 13 CAD de l’heure pour chacun des partenaires, un montant inférieur au salaire minimum au Québec à l’époque (qui était de 14,25 CAD de l’heure).

Un autre facteur important dans ce contexte a été la COVID-19. En effet, une proportion beaucoup plus faible de Canadiens fréquentait les banques alimentaires avant 2020. Depuis que la pandémie a laissé des traces et que le taux d’inflation du prix des aliments a grimpé en flèche, ce nombre a augmenté de façon constante, même chez les familles de la classe moyenne.

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Vous voyez maintenant qu’il n’est pas si difficile d’être considéré à faible revenu au Canada? Alors, maintenant que vous le savez, n’hésitez pas une seconde à vous inscrire aux programmes d’aide alimentaire dès votre arrivée, car l’épicerie peut rapidement épuiser vos réserves financières. Je dirais même de vous inscrire à autant de programmes que possible. Ils ont grandement soulagé mon budget jusqu’à ce que j’obtienne mon diplôme et retourne sur le marché du travail, ce qui a pris plus d’un an.

Comment accéder aux banques alimentaires dans la province de Québec?

Si vous avez besoin d’aide alimentaire au Québec, il existe plusieurs banques alimentaires prêtes à vous aider. Voici quelques étapes à suivre pour bénéficier des services des banques alimentaires au Québec :

Comment les banques alimentaires au Québec peuvent aider les nouveaux arrivants

Banque alimentaire - Crédits : Joel Muniz

  1. Trouver une banque alimentaire près de chez vous : La première étape consiste à trouver un organisme près de chez vous. Pour ce faire, vous pouvez utiliser un site comme celui des « Banques alimentaires du Québec », qui répertorie les banques alimentaires dans les différentes régions du Québec. Vous pouvez également faire une recherche sur Google ou dans des groupes d’entraide sur les réseaux sociaux.
  2. Vérifier les critères d’admissibilité : Chaque organisme peut avoir ses propres critères. En général, les banques alimentaires vous demandent de fournir des renseignements de base, comme la taille de votre famille et vos revenus. Certains organismes peuvent exiger une preuve de résidence au Québec, une pièce d’identité valide ou encore une preuve de revenus.
  3. S’inscrire directement auprès de la banque alimentaire : Après avoir vérifié les critères d’admissibilité, vous pouvez contacter la banque alimentaire pour planifier un rendez-vous ou vous y rendre directement. La grande majorité des banques alimentaires demandent des frais d’inscription minimes (sous forme d’adhésion annuelle) pour vous délivrer une carte de membre.
  4. Récupérer les aliments : Lors de votre visite à la banque alimentaire, présentez votre carte de membre pour recevoir un panier ou un sac d’aliments présélectionnés distribués à très faible coût (ou parfois gratuitement). En général, les denrées offertes comprennent des produits non périssables, comme du riz, des pâtes et des conserves, ainsi que des fruits et légumes frais et du pain. Certains organismes exigent de prendre rendez-vous avant de récupérer les aliments, tandis que d’autres permettent de se présenter à des heures précises (généralement une fois par semaine).

D’où proviennent ces aliments?

Les denrées offertes par les banques alimentaires du Québec proviennent généralement de diverses sources, notamment de dons d’entreprises et de particuliers, ainsi que de programmes gouvernementaux de soutien à l’agriculture et à l’alimentation.

Ces banques alimentaires travaillent en partenariat avec des détaillants en alimentation, des producteurs agricoles locaux et des distributeurs pour récupérer les invendus ou les produits dont la date de péremption approche, mais qui restent tout à fait sécuritaires pour la consommation humaine.

Ils recueillent également des aliments non périssables, comme des conserves et des produits secs, grâce à des collectes de nourriture et des événements caritatifs. Après la collecte, ces aliments sont triés et distribués aux organismes qui viennent en aide aux personnes en situation de vulnérabilité au Québec.

Conseils pour mieux profiter des banques alimentaires au Québec

  1. Éviter les grandes distances : Évitez de vous inscrire à des banques alimentaires trop éloignées de votre domicile. Si vous devez vous déplacer pendant plus d’une heure en transport en commun pour vous y rendre, il y a de fortes chances que votre inscription soit refusée. Dans certains cas, il est possible d’utiliser l’adresse de votre établissement d’enseignement comme référence si vous êtes étudiant (ce qui a fonctionné pour moi).
  2. Arriver tôt : Soyez attentif aux heures d’ouverture. Même si ce n’est pas possible pour tout le monde, gardez à l’esprit que les personnes qui arrivent tard doivent souvent se contenter des restes, voire repartir les mains vides dans certains cas.
  3. Se préparer à porter du poids : Apportez vos propres sacs réutilisables, sacs à dos ou un chariot de course. Dans certaines banques alimentaires, il est possible d’obtenir des produits réfrigérés comme du lait, du fromage, du yogourt et même de la viande, mais on ne vous permettra de les emporter que si vous disposez d’un sac thermique ou d’une glacière pour le transport.
  4. Ne pas faire la grimace devant les dates de péremption : Techniquement, les aliments dont la date de péremption (« meilleur avant ») est dépassée restent sécuritaires pour la consommation pendant un certain temps. Les banques alimentaires au Canada suivent des règles strictes pour la distribution, alors gardez l’esprit ouvert.
  5. Ne pas se limiter à un seul endroit : Comme mentionné plus haut, les organismes diffèrent beaucoup les uns des autres, il est donc possible que vous deviez en fréquenter plus d’un pour trouver ce qui convient le mieux à vos besoins.
  6. Prendre seulement ce que vous allez consommer : Certaines banques alimentaires distribuent des paniers plus garnis de certains produits selon la saison ou les occasions spéciales. N’en abusez pas si vous ne comptez pas les manger. N’hésitez pas à mentionner que c’est trop de nourriture pour vous. N’oubliez pas qu’il y aura toujours quelqu’un qui en aura plus besoin que vous.
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Payer un peu plus pour recevoir plus
: Certaines banques alimentaires fonctionnent comme des épiceries solidaires. Contrairement au modèle classique, vous pouvez y choisir vos aliments comme dans une épicerie normale, tout en respectant une limite d'unités selon le forfait choisi. J'ai moi-même utilisé ce genre de service au GEMO. Je payais l'équivalent de 15 CAD pour un panier hebdomadaire qui m'aurait facilement coûté plus de 100 CAD dans un supermarché comme Walmart. (Rappelons qu'il s'agit des tarifs de 2019 lorsque j'utilisais ce service).

Réflexions finales

Il est important de préciser que la majorité des personnes impliquées dans la distribution alimentaire sont des bénévoles ou reçoivent des salaires inférieurs à la moyenne. Beaucoup d’entre elles cherchent simplement à faire une différence dans la vie de personnes moins fortunées.

C’est un cercle vertueux, qui devrait être poursuivi par ceux qui ont un jour bénéficié de cette aide, comme mes amis et moi, en passant de bénéficiaire à bénévole. Mon épouse, mes filles et moi avons déjà apporté nos modestes contributions à quelques occasions, et chaque fois que nous le pouvons, nous essayons de redonner à la communauté lors d’activités de bénévolat.

Une des initiatives que je tiens toujours à mentionner est le travail formidable de soutien aux immigrants de langue portugaise réalisé par le Centre d’aide à la famille (CAF) à Montréal. Cet endroit a été un refuge pour de nombreux nouveaux arrivants brésiliens à la recherche d’un peu de chaleur humaine de la part de leurs compatriotes. Je peux vous dire que cela a été fondamental pour mes filles adolescentes à une époque d’adaptation difficile.

Mon dernier conseil est de ne pas craindre de briser un autre grand tabou de la vie à l’étranger : celui de s’isoler de vos communautés. Vous découvrirez qu’il y a des Brésiliens au Québec prêts à vous offrir du soutien et du réconfort sans rien demander en retour.

Le projet Você no Quebec a été l’un des moyens que j’ai trouvés pour aider le plus grand nombre de personnes possible. Ainsi, si vous pouvez nous donner un coup de main en partageant nos articles avec ceux qui en ont besoin, vous aiderez également notre communauté.

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Voilà ce que j’avais à partager avec vous aujourd’hui. Si vous souhaitez obtenir d’autres conseils comme ceux-ci, abonnez-vous à notre infolettre pour recevoir des mises à jour sur la vie au Canada, plus particulièrement au Québec et à Montréal.

À bientôt dans un prochain article! 😉

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Marco Vasconcelos
À propos de l'auteur

Marco Vasconcelos

Brésilien, webmestre et spécialiste du commerce électronique vivant à Montréal depuis 2018. Créateur de Você no Quebec, il partage des conseils pratiques, des astuces de logement et des expériences réelles dans la province pour faciliter l'intégration des nouveaux immigrants.

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