15 raisons pour lesquelles votre permis d'études canadien pourrait être refusé et comment les éviter
| Mis à jour en août 2026, et beaucoup de choses ont changé. Les 15 motifs de refus énumérés ci-dessous restent valables : ce sont les principes fondamentaux que l'agent de l'IRCC évalue et cela ne change pas. Mais le Canada a réformé le programme des étudiants internationaux, et il existe aujourd'hui de nouveaux motifs de refus qui n'existaient pas lorsque j'ai écrit ce texte. Lisez la section suivante avant de continuer. |
Les motifs de refus apparus avec les nouvelles règles
Outre les 15 points classiques, voici ceux qui font le plus échouer les demandes aujourd’hui :
- Absence de la Lettre d’Attestation Provinciale (LAP). Pour le premier cycle et le niveau technique, la demande n’est même pas traitée sans la LAP délivrée par la province de destination. Au Québec, elle est intégrée à l’approbation du CAQ. Les étudiants à la maîtrise et au doctorat en sont exemptés.
- Preuve financière insuffisante. Le montant exigé a beaucoup augmenté : en 2026, il est d’environ 24 617 $ CAD par personne (hors frais de scolarité et billet d’avion), contre les 10 000 $ qui ont prévalu pendant deux décennies. De nombreux refus aujourd’hui sont simplement dus à des comptes qui ne balancent pas.
- Programme non admissible au PTPD (Permis de travail postdiplôme). Ce n’est pas un motif de refus direct, mais cela mine le point le plus décisif : l’intention véritable d’étudier. Si vous choisissez une formation technique en dehors de la liste des domaines en demande, l’agent peut interpréter cela comme l’utilisation du permis d’études uniquement comme porte d’entrée.
- Plafond national des permis. Il existe une limite annuelle de délivrance. Même une demande impeccable peut se heurter à un quota.
- Lien avec le pays d’origine mal démontré. Cela reste la principale cause de refus et est devenu plus strict : avec les restrictions sur le permis de travail pour conjoint et le PTPD, l’agent examine plus attentivement ce qui vous ferait retourner.
Les municipalités autonomes (en jaune sur la carte) en sont un bon exemple. Considérées comme des villes ou des enclaves indépendantes au sein de l’île de Montréal, elles permettent de catégoriser et de comprendre la ville en fonction de facteurs sociaux, économiques et démographiques.
Les chiffres sont là pour le prouver
Les municipalités autonomes (en jaune sur la carte) en sont un bon exemple. Considérées comme des villes ou des enclaves indépendantes au sein de l’île de Montréal, elles permettent de catégoriser et de comprendre la ville en fonction de facteurs sociaux, économiques et démographiques.
La délivrance du permis d’études canadien a un impact considérable sur l’économie du pays, principalement en raison de l’argent que les étudiants laissent dans les coffres des établissements d’enseignement du Canada en payant les frais de scolarité (les Tuition Fees). Ceux-ci sont responsables d’une somme milliardaire dans les coffres des établissements d’enseignement et du gouvernement. Et ce n’est qu’une part du gâteau, car outre le coût du programme d’études, d’autres milliards de dollars circulent dans l’économie grâce à la consommation de biens et de services par cette immense population d’étudiants.
Fait tout aussi important, plus de 60 % de ces étudiants décident de rester au Canada comme main-d’œuvre pour ensuite devenir des résidents permanents selon les récentes données de Statistique Canada.
Après la pandémie, les candidats au permis d’études de nombreux pays ont été confrontés à un taux de rejet supérieur à la moyenne en raison de la popularité croissante des universités et collèges canadiens, ce qui a entraîné un retard plus important dans le traitement des demandes. En 2021, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a délivré 329 213 permis d’études avec un taux d’approbation d’environ 60 %. Cependant, ce même taux d’approbation est tombé à 55 % au premier trimestre de 2022.
En résumé, étudier au Canada est certainement une excellente affaire tant pour l’étudiant que pour l’économie canadienne, mais il faut avertir que tous les aspirants à un programme d’études ne parviennent pas à en profiter en raison des barrières imposées par l’immigration canadienne. L’article d’aujourd’hui clarifiera les principales raisons de cela.
À lire aussi : “O que preciso para estudar e trabalhar no Canadá”
Principales raisons pour lesquelles un permis d’études au Canada est refusé
La première étape pour éviter le refus du visa d’étudiant est de comprendre ce que l’IRCC recherche dans les demandes de permis d’études et quels sont les critères les plus courants pour le refuser. Voici 15 raisons courantes pour lesquelles l’IRCC peut rejeter votre permis d’études au Canada :
1. Ne pas avoir de lettre d’acceptation d’un EED
Vous ne pouvez être admissible à un permis d’études que si vous avez été admis dans un Établissement d’Enseignement Désigné (EED) canadien. Un EED est fondamentalement une université, un collège ou même une école secondaire qui a l’autorisation du gouvernement canadien d’accepter des étudiants internationaux.
Après avoir obtenu l’admission, votre établissement vous enverra une lettre d’acceptation (LOA) que vous devez joindre à votre demande. Si vous soumettez une demande de permis d’études sans lettre d’acceptation, ou si votre LOA ne provient pas d’un EED autorisé au Canada, votre demande de permis d’études sera rejetée.
2. Preuve insuffisante que vous quitterez le Canada après vos études
Je sais que cela semble fou, mais c’est la pure vérité. Les agents d’immigration veulent vérifier que vous quitterez le Canada une fois vos études terminées. En tant qu’étudiant international, l’une des conditions de votre permis d’études sera que vous ne pourrez pas rester illégalement au Canada après l’expiration de votre permis d’études.
Même si vous avez le droit de demander une prolongation de permis d’études ou un Permis de Travail Postdiplôme (PTPD) après l’obtention de votre diplôme, souligner votre intention de rester au Canada après vos études peut entraîner le rejet de votre demande de visa d’étudiant.
3. Objectif de la visite peu clair
Si l’agent d’immigration n’est pas convaincu que votre objectif d’étudier au Canada est authentique, il rejettera votre demande. Cela peut se produire si vous n’incluez pas de lettre de présentation (également appelée lettre d’intention), expliquant clairement pourquoi vous voulez étudier au Canada et comment ce programme d’études spécifique vous aidera à atteindre vos objectifs professionnels.
Dans ces cas, l’agent d’immigration peut penser que vous n’êtes pas un véritable étudiant, mais plutôt quelqu’un qui prévoit simplement de travailler illégalement au Canada. Semblable à ce qui se passe aux États-Unis, beaucoup de gens essaient encore de cette façon. Ma seule réserve est que ce sera une véritable erreur monumentale, car le Canada possède l’un des systèmes d’immigration les plus efficaces au monde, donc tout dossier illégal ici sera très difficile à résoudre à l’avenir, à moins que vous ne soyez prêt à dépenser des dizaines de milliers de dollars en avocats spécialisés en immigration.
4. Manque de sécurité financière
C’est certainement la raison qui élimine le plus de candidats dans le processus. Pour aller droit au but, le filtre de l’immigration canadienne commence dans votre portefeuille. Si vous n’avez pas d’argent pour étudier, il n’y a pas de moyen de contourner cela. Prouver que vous avez suffisamment de fonds pour couvrir le coût de vos études au Canada est essentiel pour votre demande de visa d’étudiant.
Si vous ne fournissez pas de documentation suffisante prouvant que vous avez payé vos frais de scolarité de la première année ou que vous avez l’argent pour les payer, ainsi que vos frais de subsistance pendant vos études, votre permis d’études sera refusé. Vous devez également être en mesure de prouver d’où proviennent ces fonds, comme de vos économies, un prêt bancaire, une bourse d’études, etc.
En 2022, le Brésil a rejoint la liste des pays pouvant bénéficier des avantages du Volet direct pour les études (VDE). Dans ce type de processus, les étudiants internationaux brésiliens doivent acheter un Certificat de Placement Garanti (CPG) de 10 000 $ CAD (ou 11 000 $ CAD pour étudier au Québec) et fournir la documentation pertinente avec votre demande de permis d’études.
Les municipalités autonomes (en jaune sur la carte) en sont un bon exemple. Considérées comme des villes ou des enclaves indépendantes au sein de l’île de Montréal, elles permettent de catégoriser et de comprendre la ville en fonction de facteurs sociaux, économiques et démographiques.
Mais notez que ces fonds que vous placez dans le CPG ne vous seront restitués qu’à votre arrivée au Canada. C’est à vos risques et périls de suivre ce plan. Vous vous rappelez maintenant ce que j’ai dit sur le fait d’avoir de l’argent pour étudier ?
J'en ai déjà parlé dans un autre blog, mais cela vaut la peine de le répéter. L'un de mes premiers emplois au Canada était dans un cabinet de conseil en immigration, et en tant qu'employé, nous avons accès aux histoires les plus étranges que vous puissiez imaginer. Donc, si vous faites partie de ceux qui prévoient de demander un prêt au Brésil juste pour qu'il apparaisse comme solde sur un compte d'investissement ou d'épargne à utiliser comme preuve financière, oubliez ça. Les agents d'immigration sont au courant de cela depuis longtemps et je peux vous dire que vos chances de compliquer encore plus votre visa ne font qu'augmenter. |
5. Dossiers académiques incohérents ou incomplets
Vous devez soumettre vos diplômes antérieurs et relevés de notes avec votre demande de visa d’étudiant. Vos dossiers académiques aident à prouver deux choses - la validité de vos diplômes ou certifications antérieurs, ainsi que votre historique en tant que bon étudiant.
Si vos documents sont incomplets ou si vos performances académiques passées sont incohérentes, l’agent des visas peut rejeter votre demande.
En tant que Brésilien, recherchez toujours des traducteurs agréés et certifiés, car le Canada n’accepte ces documents qu’en anglais ou en français. C’est un coût supplémentaire que nous devons supporter dans le processus et il n’y a aucun moyen d’y échapper.
6. Choix d’un programme d’études qui ne correspond pas à votre formation ou expérience antérieure
Le programme d’études que vous choisissez a un impact énorme sur l’acceptation ou le refus de votre demande de permis d’études. Si votre programme d’études ne correspond pas à votre plan de carrière projeté, à votre formation antérieure ou à votre expérience de travail récente, l’agent des visas pourrait ne pas être convaincu que votre motivation principale pour venir au Canada est l’éducation.
Si votre programme d’études n’est pas une prochaine étape logique après votre éducation précédente, assurez-vous que votre lettre d’intention explique clairement pourquoi vous choisissez ce programme et comment il aidera votre carrière.
Les changements de carrière pour les étudiants plus âgés sont acceptés, à condition que vous puissiez le justifier très bien dans votre lettre d’intention, en fournissant autant de fondements que possible.
7. Lacunes inexpliquées dans votre formation ou votre expérience
La cohérence de vos antécédents scolaires et professionnels est importante. Si vous avez pris une année sabbatique pendant l’école ou si vous avez été au chômage pendant un certain temps avant de demander un permis d’études, cela peut être une raison de refuser votre demande. Cependant, s’il y a une raison valable pour une lacune dans votre dossier académique ou professionnel, il est important de l’expliquer dans votre lettre de présentation.
J’ai moi-même eu ces lacunes, comme passer 6 mois à étudier uniquement pour des concours publics au Brésil. Ma dernière activité au Brésil était en tant qu’entrepreneur et le cours que j’ai choisi jouerait un rôle important dans une réinsertion sur le marché du travail brésilien par exemple. Mon conseil est, soyez créatif et convaincant.
8. Faible score au test de langue
La maîtrise de l’anglais (ou du français si vous allez étudier au Québec ou vous inscrire à un programme francophone) est un critère de qualification essentiel pour un permis d’études. Un mauvais score à un test de langue approuvé, tel que l’IELTS, le CELPIP, le TEF Canada ou le TCF Canada, entraînera très probablement le refus de votre visa d’étudiant.
La plupart des universités et collèges au Canada examinent également votre score au test de langue avant de vous accorder l'admission pour s'assurer que vous pouvez comprendre le programme et interagir en classe. Il fut un temps où c'était une exigence plus souple, mais avec le nombre croissant de fraudes dans les collèges au Canada, le gouvernement a décidé de resserrer l'étau sur les écoles qui permettaient aux étudiants incapables de communiquer d'entrer dans leurs programmes. Visez au moins un niveau intermédiaire si vous optez pour des programmes de formation professionnelle ou technique. |
9. Liens familiaux au Canada et dans votre pays d’origine
Des liens familiaux forts au Canada peuvent parfois jouer contre vous lorsque vous soumettez votre demande de permis d’études. Si vous avez des frères et sœurs au Canada, attirer l’attention sur cela dans votre demande peut amener l’agent des visas à soupçonner que vous ne retournerez pas dans votre pays d’origine après l’obtention de votre diplôme.
De même, si vous soulignez que vous n’avez pas de famille immédiate dans votre propre pays, l’agent des visas pourrait penser que vous n’avez pas suffisamment de raisons de quitter le Canada après vos études.
Même si vous avez l’intention de rester au Canada après l’obtention de votre diplôme et que vous possédez des biens immobiliers au Brésil, réfléchissez bien à la possibilité de les vendre lorsque vous serez déjà stable au Canada. Je dirais la même chose pour toute entreprise que vous possédez au Brésil. Utiliser ce lien aidera également dans la demande.
10. Un volume élevé de demandes de permis d’études en attente
Bien qu’il n’y ait pas grand-chose que vous puissiez faire concernant le nombre de demandes de permis d’études traitées par l’IRCC à un moment donné, un arriéré important peut parfois entraîner un taux de rejet plus élevé.
Les agents des visas peuvent rejeter des demandes pour des problèmes mineurs s’ils examinent plus de demandes que d’habitude. En bref, ils laisseront toujours le plus difficile pour la fin, alors assurez-vous que votre dossier soit le plus proche de la perfection.
11. Refus d’admission pour des raisons médicales ou criminelles
Si vous ne recevez pas une déclaration de santé acceptable lors de votre examen médical, votre permis d’études sera probablement refusé. Les personnes atteintes de syndromes graves, de certaines maladies auto-immunes, du SIDA ou qui répondent à d’autres critères de santé publique au Canada entrent difficilement dans le pays.
On peut également vous refuser l’entrée au Canada si vous avez commis ou avez été condamné pour un crime dans le passé. Cependant, votre permis d’études pourrait quand même être approuvé si vous étiez mineur (moins de 18 ans) au moment où le crime s’est produit. Faites également attention à toute procédure judiciaire qui pourrait être à votre nom.
12. Antécédents de voyage inappropriés ou inadmissibles
Lorsque vous demandez un visa d’étudiant, l’agent d’immigration examinera attentivement vos antécédents de voyage précédents. Assurez-vous de fournir des dates précises pour vos voyages internationaux lorsque vous remplissez la demande, car fournir un historique de voyage incomplet ou incorrect entraînera probablement le refus de votre permis d’études.
La logique ici est similaire à la preuve de fonds. Si vous avez un long historique de voyages internationaux, c’est que vous avez certainement les moyens financiers d’étudier au Canada.
Votre visa d’étudiant sera également rejeté si vous êtes illégalement dans votre pays de résidence actuel ou si vous avez précédemment dépassé la durée de validité de votre visa au Canada ou dans un autre pays. Pourtant, je connais des personnes qui, même en vivant illégalement aux États-Unis dans le passé, ont obtenu un visa au Canada. Tout dépendra de la qualité du professionnel (consultant ou avocat en immigration) qui vous aidera dans votre demande. Nous en parlerons tout de suite.
13. Documentation incomplète
L’absence de tout document essentiel, la soumission de formulaires mal remplis et l’incapacité de fournir une justification suffisante pour l’objectif de votre visite ou d’autres lacunes dans votre demande peuvent entraîner le refus de votre permis d’études.
Outre votre LOA, votre preuve de soutien financier et votre preuve d’identité, il se peut que vous deviez inclure une lettre d’intention (également appelée lettre d’explication). Pour étudier au Québec pendant plus de six mois, vous devez généralement obtenir le Certificat d’Acceptation du Québec (CAQ), et non le Certificat de Sélection du Québec (CSQ). Examinez attentivement la liste des documents de l’IRCC, car les exigences peuvent varier selon le pays et le cas.
À lire également : [Comment faire une demande de certificat d’acceptation du Québec (CAQ) en 2026]
14. Faire des erreurs d’inattention dans votre demande de visa d’étudiant
Toute incohérence, inexactitude ou exagération dans votre demande de permis d’études peut être un motif de rejet. Les autorités d’immigration vérifient généralement les informations que vous fournissez et examinent attentivement vos documents. Croyez-moi, c’est le pays de la bureaucratie ici, alors soyez attentif aux délais, en créant une liste de contrôle et un calendrier bien organisé pour ne pas vous perdre.
Assurez-vous que les détails que vous fournissez dans votre lettre d’intention et votre demande sont exacts. Soumettre des documents frauduleux ou faire de fausses déclarations est une infraction pénale et entraînera non seulement le rejet de votre visa d’étudiant, mais pourrait également vous empêcher d’entrer au Canada à l’avenir.
15. Embaucher un consultant en immigration non agréé
Si vous embauchez un consultant en immigration ou un conseiller pédagogique pour vous aider avec votre demande de permis d’études, assurez-vous qu’ils sont autorisés par le Collège des consultants en immigration et en citoyenneté (CCIC) au Canada.
Les consultants en éducation approuvés sont appelés Conseillers Réglementés en Immigration pour Étudiants Internationaux (CRIEI), et chaque CRIEI est affilié à une université ou un collège au Canada.
Méfiez-vous des consultants en immigration ou en éducation non autorisés qui vous garantissent que vous serez admis dans une école canadienne ou vous conseillent de fournir de fausses informations dans votre demande. Il est de votre responsabilité de vérifier que le consultant que vous embauchez est autorisé ; travailler avec un consultant non agréé peut entraîner le refus de votre demande de visa d’étudiant. Cliquez ici et vérifiez les références du professionnel et sa réputation sur Internet. Même s’il a l’autorisation, cela ne signifie pas qu’il sera le meilleur professionnel pour votre cas.
Méfiez-vous de quiconque garantit la rapidité et ne fournit pas une vue d’ensemble réaliste de votre profil. Pas de magie si vous n’avez pas l’argent et le profil pour étudier.
Et en parlant de magie, voici un autre conseil important. Votre consultant ou avocat en immigration ne fera pas de miracles pour vous. Gardez à l'esprit que plus de 80 % du travail sera le vôtre, en remplissant soigneusement les formulaires, en scannant et en organisant vos documents. Si vous ne bougez pas tôt, votre processus n'avance pas. Son rôle dans ce processus est de valider votre travail et de conseiller sur la façon de le faire. |
Conseils sur la façon d’améliorer les chances d’approbation de votre demande de visa d’études canadien
Avant de soumettre votre demande de visa d’étudiant canadien, il est important de vérifier que votre demande est complète, remplie avec précision et constitue un argument convaincant de la raison pour laquelle vous devriez être autorisé à étudier au Canada. Maintenant que vous connaissez les raisons courantes pour lesquelles les permis d’études sont refusés, voici quelques conseils pour améliorer les chances d’approbation de votre permis d’études :
Utilisez une liste de contrôle des documents pour vous assurer de soumettre tous les documents nécessaires
Les exigences en matière de documents pour les visas d’étudiants peuvent varier selon les pays, alors assurez-vous d’inclure tous les documents répertoriés sur votre liste de contrôle des documents. N’hésitez pas à inclure des documents supplémentaires qui ne sont pas spécifiquement demandés si vous pensez que cela améliorera vos chances d’approbation.
Par exemple, si vous possédez une propriété ou avez un portefeuille d’actions, inclure des preuves de ces actifs peut aider à convaincre l’agent des visas que vous avez une raison de retourner dans votre pays d’origine après vos études.
Assurez-vous que l’université ou le collège auquel vous postulez est un EED
Avant de postuler à une université ou un collège au Canada, vérifiez s’il figure sur la liste des Établissements d’Enseignement Désignés (EED) du gouvernement. Seuls les EED canadiens peuvent accepter des étudiants internationaux, et l’admission dans une école qui n’est pas un EED ne vous qualifiera pas pour un permis d’études.
Choisissez judicieusement votre programme d’études
Le programme d’études que vous prévoyez de suivre au Canada devrait être lié à votre éducation antérieure ou à votre expérience de travail. S’il n’y a pas de corrélation directe entre votre programme et votre carrière existante, vous devez être en mesure d’expliquer comment les compétences que vous acquérez grâce à ce programme vous aideront à évoluer dans votre carrière.
Par exemple, si vous avez étudié le marketing au Brésil et souhaitez étudier l’analyse de données au Canada, vous voudrez peut-être souligner comment ces connaissances vous aideront à améliorer les performances des campagnes de marketing.
Fournir une preuve financière suffisante
Si vous demandez un permis d’études via le Volet direct pour les études (VDE), assurez-vous d’avoir un Certificat de Placement Garanti (CPG) d’au moins 10 000 $ CAD (11 000 $ CAD pour étudier au Québec). Les institutions financières peuvent déduire des frais de traitement ou des frais administratifs du montant que vous déposez, alors assurez-vous d’ajouter ce montant à votre paiement de CPG. Vous devrez également montrer que vous avez payé vos frais de scolarité de première année et démontrer que vous avez des fonds pour le coût du logement et de la nourriture pour la première année.
Si vous postulez via le flux général des permis d’études, vous pouvez fournir une preuve de soutien financier sous forme de relevés bancaires, de preuve de bourse d’études, de prêt étudiant, etc. Plus vous montrez de fonds, meilleures seront les chances d’approbation de votre visa d’étudiant.
Inclure une lettre de présentation avec votre demande de visa d’étudiant
Bien que l’inclusion d’une lettre de présentation ou d’une lettre d’explication (motivation) ne soit pas obligatoire, elle peut être très utile pour votre demande de permis d’études. Une lettre de présentation aide à expliquer pourquoi vous voulez étudier au Canada, vos raisons de choisir un programme spécifique et vos objectifs professionnels. Vous devriez également expliquer toute lacune dans votre éducation et votre expérience, ou toute incohérence dans vos performances académiques, le cas échéant.
J’écrirai à ce sujet bientôt.
Améliorez votre score au test de langue
Il n’est pas toujours facile de passer le test de langue du premier coup. Si votre score initial est faible, soyez prêt à repasser l’IELTS académique, le CELPIP, le TCF ou le TEF Canada pour l’améliorer. Vous devrez payer à nouveau les frais du test de langue (généralement environ 300 $), mais un bon score augmentera vos chances d’obtenir l’admission dans une université ou un collège canadien et d’obtenir l’approbation de votre visa d’étudiant.
Clarifiez votre intention de retourner dans votre pays d’origine
Assurez-vous que votre demande met en évidence votre plan de rentrer chez vous après vos études. Les agents d’immigration veulent s’assurer que vous êtes conscient de vos responsabilités en tant qu’étudiant international, et le plus important est de quitter le Canada lorsque votre permis d’études expirera.
Vous pouvez clarifier cela en incluant vos objectifs de carrière dans votre pays d’origine et comment votre éducation canadienne aidera à améliorer vos perspectives d’emploi chez vous. De manière compréhensible, vos plans futurs seront incertains à ce stade, du moins jusqu’à ce que vous ayez expérimenté la vie d’étudiant au Canada. Par conséquent, il est préférable d’éviter de mentionner la possibilité de prolonger votre séjour au Canada après l’obtention de votre diplôme.
Assurez-vous que votre consultant en immigration est un CRIEI autorisé
Si vous prévoyez d’embaucher un consultant en immigration pour vous aider avec votre demande de permis d’études, assurez-vous qu’ils soient un Conseiller Réglementé en Immigration pour Étudiants Internationaux (CRIEI) enregistré et réglementés, affilié à l’école à laquelle vous postulez.
Les CRIEI sont autorisés à fournir des conseils et des recommandations sur les demandes de visa d’étudiant, mais ne peuvent pas soumettre de demande en votre nom.
| Puis-je faire mon visa moi-même ? Bien sûr ! Embaucher un consultant n'est pas une condition préalable pour faire approuver votre visa. Sachez simplement que vous devez investir un nombre raisonnable d'heures sur le site Web de l'IRCC pour digérer toute l'immense quantité d'informations disponibles. Il est explicite et accessible à tous. Le rôle du consultant dans la plupart des cas est bien plus d'aligner vos attentes sur votre profil et de le préciser à l'immigration canadienne. Après tout, vous devez garder les pieds sur terre dans un projet comme celui-ci. Par exemple : Cela ne sert à rien de vouloir s'inscrire à un cours en soins infirmiers dans la province de Québec si vous étiez mécanicien au Brésil et que vous faites encore vos premiers pas en français. Les chances qu'un visa comme celui-ci soit approuvé sont minimes. |
Que faire si votre demande de permis d’études pour le Canada est refusée ?
Bien que cela puisse paraître ainsi, le rejet de votre demande de permis d’études n’est pas nécessairement la fin de vos rêves d’étudier au Canada. Vous avez la possibilité de demander à nouveau un visa d’étudiant ou de faire réviser la décision en cour. Cependant, pour faire l’une de ces choses, vous devez d’abord découvrir pourquoi votre permis d’études a été refusé.
Lorsque votre permis d’études est refusé, vous avez le droit de demander les notes de l’agent des visas sur votre demande. Ces notes, communément appelées notes du Système Mondial de Gestion des Cas (SMGC), vous donneront plus d’informations sur les raisons pour lesquelles votre demande n’a pas été approuvée.
Vous vous souvenez de ce que j’ai dit plus tôt sur l’utilisation d’un consultant pour votre processus ? Eh bien, c’est un cas classique où ces gars agissent, car les résidents étrangers ne peuvent pas demander directement des notes SMGC. Au lieu de cela, vous devrez embaucher un consultant en immigration ou un représentant qui est citoyen canadien ou résident permanent et les autoriser à obtenir les notes en votre nom. Gardez à l’esprit que ce processus peut prendre jusqu’à 60 jours.
Mon conseil est, si votre dossier a déjà de grandes chances de rejet en raison des éléments que j’ai énumérés, le plus prudent est d’investir dans l’embauche d’un professionnel pour réduire les chances d’un refus. Souvent, c’est une économie qui finit par coûter plus cher.
Après avoir reçu et examiné les notes, vous devriez être en mesure d’évaluer si votre permis d’études a été refusé pour une raison légitime. Selon la validité de la décision de l’agent des visas, vous avez trois options :
1. Soumettre une nouvelle demande de permis d’études
Si votre permis d’études a été refusé pour des raisons valables, telles que des documents incomplets ou des preuves de soutien financier insuffisantes, vous pouvez toujours postuler à nouveau avec des documents supplémentaires. Si possible, reportez vos études au Canada d’un semestre afin d’avoir suffisamment de temps pour postuler à nouveau et obtenir votre visa d’étudiant.
Assurez-vous que votre demande de permis d’études révisée soit plus complète et n’ait pas les mêmes erreurs ou lacunes que votre première demande. Si vous n’êtes pas sûr de savoir comment renforcer votre demande, envisagez d’embaucher un CRIEI pour vous guider tout au long du processus.
2. Demander une révision judiciaire de la décision relative à votre demande
Il n’y a pas de processus d’appel officiel pour le réexamen de votre décision de permis d’études. Cependant, si vous êtes convaincu que votre permis d’études a été injustement refusé, vous pouvez demander à la Cour fédérale de réviser la décision et de déterminer si elle était raisonnable.
Vous aurez besoin des services d’un avocat spécialisé en immigration autorisé à pratiquer le droit au Canada pour ce faire. De plus, la Cour fédérale ne révise pas tous les cas, cette approche ne doit donc être utilisée qu’en dernier recours, car ce n’est pas l’une des voies les moins chères.
3. Reporter vos projets pendant un certain temps
Encore une fois, il faut garder les pieds sur terre. Si votre demande a été rejetée pour une raison légitime, par exemple, vous n’avez peut-être pas assez de fonds pour vos études au Canada ou vous avez peut-être manqué vos titres académiques.
Dans ce cas, votre seule option est de refuser votre admission à l’université ou au collège et de vous faire rembourser vos frais de scolarité. L’EED peut déduire des frais d’administration avant de rembourser votre paiement, n’oubliez donc pas de demander combien il facturera. Si vous avez acheté un Certificat de Placement Garanti (CPG) pour montrer la preuve financière de votre demande, vous devrez également être remboursé.
Considérations finales
Votre rêve d’étudier au Canada dépend entièrement de vous et cela inclut de nombreux facteurs que j’ai énumérés dans cet article. L’incertitude et l’anxiété de savoir si vous recevrez ou non un permis d’études peuvent être très stressantes. Et quand je dis ça, je le dis en connaissance de cause, car je suis aussi passé par là.
Je ne peux pas garantir que le simple fait de suivre mon guide fera de vous un candidat certain pour le visa d’études, mais je peux dire que cela augmentera considérablement vos chances. De plus, comme tout ce qui est lié à l’immigration au Canada, les lois et règlements changent constamment. Donc, certaines choses que j’ai écrites aujourd’hui pourraient ne pas s’appliquer à vous demain. Faites vos devoirs en vérifiant toujours à la source, le site Web de l’IRCC.
Sachez également que votre dossier est traité par des personnes très bien formées, mais qui font aussi des erreurs, alors n’abandonnez pas du premier coup, ils font aussi des conneries au travail. J’ai quelques amis qui ont réussi à annuler des refus de visa avec un peu plus d’efforts, mais continuez à suivre mon fil de pensée. Les pieds toujours sur terre. C’est beaucoup de temps et d’argent investis dans un rêve. Si vous n’y êtes pas encore préparé, attendez un peu plus longtemps pour pouvoir faire votre demande.
Eh bien, c’est ce que j’avais à dire aujourd’hui. J’espère que cela vous a aidé une fois de plus avec ces informations. Voulez-vous plus de conseils comme ceux-ci ? Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir des mises à jour sur la vie au Canada et vos premiers pas en tant que nouvel arrivant.
On se voit dans le prochain article ! 😉
Marco Vasconcelos
Brésilien, webmestre et spécialiste du commerce électronique vivant à Montréal depuis 2018. Créateur de Você no Quebec, il partage des conseils pratiques, des astuces de logement et des expériences réelles dans la province pour faciliter l'intégration des nouveaux immigrants.
En savoir plus sur Marco →